Lever les voiles et prendre le large

 Je rencontre de nombreuses personnes qui me disent qu’elles préfèrent ne pas trop se renseigner sur ce que l’elles consomment réellement, sur la façon dont certaines matières premières sont fabriquées, sur le traitement des animaux etc, de peur qu’elles ne sachent plus quoi consommer ou deviennent paranoïaques, voire en marge des autres qui restent dans la norme.

 

La norme = 

1- Consommer pour consommer sans rien remettre en question de peur de froisser les industriels et bousculer quelque peu la « croissance » économique.

 

2- Manger sans avoir faim, boire sans avoir soif.

3- Apprécier ce qui est mauvais pour la santé, critiquer ceux qui font preuve d’originalité pour répondre à leur éthique personnelle et leurs besoins naturels.

4- Chérir les marques et leur donner gage de qualité.  

5- Rejeter toute empathie ou sensibilité qu’on peut ressentir envers n’importe quelle forme de vie (les animaux, les végétaux) pour placer l’homme au sommet d’une pyramide qui n’existe que dans le mental collectif humain.

 

6- Dire qu’on sait pas et qu’on s’en fiche

 

Cette bulle d’ignorance bercée d’insouciance reflète très bien l’expression de l’imbécile heureux. Moins on en sait et mieux on se porte! Cela signifie-t-il que la connaissance rend par théorie du contraire malheureux?

En effet, lorsque l’on commence à enlever les voiles de ses yeux et ouvrir les portes fermées… nombreuses sont les désillusions qui laissent un goût amer d’impuissance, d’injustice, de révulsion même, au premier abord…

Alors, savoir rend-il négatif? Faut-il se préserver de ce qui est? Telle est la question!

 

Il est difficile aujourd’hui de passer outre les menaces de cancer ou autres réjouissantes maladies qui nous guettent à cause des additifs alimentaires, des pesticides,  des conservateurs dans les cosmétiques, des nanoparticules, des ondes etc, etc… 

Mais la maladie du siècle ne serait-elle pas le rejet de ces informations qui pousse à l’indifférence et nous laisse dans un déni des plus total?

 

Dangereuse indifférence… Elle est à mon sens le laisser-passer de tout ce qui est intolérable aujourd’hui. Elle sépare chacun de son bon sens et de ses facultés à répondre à ses besoins, le poussant à agir contre-nature sur différents plans. L’indifférence est la force nourricière de ce qui est la norme aujourd’hui et le moteur de nombreux comportements de l’homme lambda… Ce n’est pas très glorifiant.

La conséquence première est le manque voir l’absence de connaissances chez certains. Bien souvent, les médias - et même l’école - nourrissent cette vacuité par des informations sans résonance dont beaucoup se contentent. Mais au final, combien savent vraiment de quoi est constitué notre corps, ce dont il a besoin, d’où proviennent leurs aliments, ce qui compose leur stick à lèvres, comment entretenir un potager, comment générer soi-même de l’électricité, de quoi est composé la viande hormis de viande, comment se soulager avec les plantes, comment fonctionne le système internet et tous ces réseaux invisibles et dans quels but, etc, etc…

La connaissance, qu’elle soit positive ou négative, est libératrice. Se réapproprier des savoirs permet d’accéder à une conscience de soi et de ce qui nous entoure qu’on ne soupçonne pas. Imaginez que vous êtes une poupée russe. Enrobé de plusieurs couches qui vous alourdissent et vous brouillent la vue. A chaque connaissance, c’est une coquille qui s’ouvre et peu à peu on atteint des enveloppes plus fines, plus précieuses, plus près du but ultime qui serait de trouver qui vous êtes vraiment par la confrontation de ce qui est vrai. Gardez en tête l’image de cette poupée russe. Savoir ne vous alourdira pas, bien au contraire!

 

Il est certes facile de sombrer dans la négativité et de se sentir dans l’impasse en disant: « je ne peux plus rien manger! » « De toute façon je vais avoir un cancer avec toutes les cochonneries qu’il y’a dans mon déo et ma crème! », « Je vais quand même pas arrêter de manger de la viande malgré les conditions d’élevage ou d’abattage, j’en ai besoin moi! » , « de toute façon j’ai pas le temps » , « à moi tout seul je ne peux pas changer le monde! » - Ce à quoi je répondrai « Si, tu peux manger ce que le paysan du coin cultive avec bonne volonté sans pesticides. Tu renonceras certes à certains produits industriels mais tu t’en porteras tellement mieux que tu finiras vite par les oublier. Essaie pour voir. », « Tu peux simplement apprendre comment remplacer cela par des produits simples et naturels qui permettront peu à peu à ton corps de recouvrer ses fonctions normales et naturelles. C’est facile et tu en es tout à fait capable »  , « tu peux choisir de manger moins de viande et surtout de ne consommer que celle qui a été respectée de l’élevage à l’abattage. Pas si difficile, si? » , «  mais à quoi sert le temps si ce n’est pas à apprendre, à évoluer, à créer… Reconsidère tes priorités et prends le temps, c’est le plus beau cadeau que tu puisses t’offrir », « Qui te demande de changer le monde? Commence par te changer toi. De plus, tu es loin d’être seul à agir en ce sens… » 

 

Vous l’aurez compris, la plainte mène à la négativité tandis que l’action de changer ouvre de nombreuses portes. La lucidité de ce monde conjuguée à la peur d’agir me parait dangereux pour le moral. Il en est de même pour l’enfermement dans la critique et la volonté de lutter contre tout ce qui nous révolte. Baissons les armes et préférons défendre les causes justes et inspirer les autres en incarnant les valeurs qui nous ont fait tant de bien à nous personnellement. Faire des choix qui nous sont propres, c’est simplement reprendre sa VIE en main. En mettant du coeur à l’ouvrage et de la vie en chacun de ses gestes, le quotidien semble d’un coup plus lumineux malgré les zones obscures que l’on connait… La différence est que nous ne sommes plus acteurs de cette obscurité!

 

Dépopulariser la désinformation est très important aujourd’hui et plutôt facile à faire à vrai dire. Cela ne rendra pas rabat-joie pour autant si le ton de la légèreté est préservé et que d’autres idées sont suggérées. Oui, ce monde peut être meilleur car la bienveillance est sans limite et l’union collective offre une force exponentielle. Et ce monde, c’est le nôtre, la Terre nous porte, nous nourrit, nous tient chaud ou froid, comment l’ignorer et le laisser crouler sous nos pieds?

 

Renseignez-vous, incarnez ce qui vous parait juste, ayez du respect pour l’incroyable Vie et remplacez l’ombre par la lumière! Quel est le plus important: la douceur de l’illusion ou le bonheur réel?

Ce qui est le plus long et difficile à obtenir est la bonne réponse…

 

Camille

 

PS: Bonne année 2017 à vous tous! Puisse t-elle vous apporter les trois premiers mots que vous lirez sur la grille ci dessous :) ...

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