Faire ses macérâts maison

Aujourd’hui je vous donne quelques astuces pour réaliser des macérâts maison.

Le macérât, c’est une excellente alternative au gaspillage, une potion  récup’ que l’on met au service de sa beauté. Comme j’aime allier l’utile à l’agréable, je suis complètement enthousiaste devant cette démarche.

 

Qu’est-ce qu’un macérât ?

 

 

Le principe est de laisser infuser une plante (fruit, fleur, racine..) dans une solution aqueuse,  huileuse, ou glycérinée. Ainsi, on donne au support de base toutes les vertus de la plante sélectionnée en même temps que l’on donne à la plante en question toute la praticité de son support… Cela veut dire qu’il est plus facile de manipuler une huile qu’une fleur séchée mais qu’il serait dommage de se priver des bienfaits de la fleur séchée (par exemple).

 

Le macérât huileux

 

C’est le plus courant en cosmétique et l’on s’en sert essentiellement pour obtenir des huiles de soin originales et très ciblées.

On connait très bien par exemple l’huile de calendula, vantée pour ses propriétés apaisantes et réparatrices. C’est une erreur de l’appeler sous cet acronyme puisqu’il s’agit en fait d’un macérat de fleur de calendula (le soucis). 

 

 

Le principe de base d’un macérât huileux est de récolter fleurs, feuilles, fruits ou racines aux vertus intéressantes et de les laisser sécher. On les noie ensuite dans une huile végétale. Bien souvent dans le commerce, c’est l’huile de tournesol qui est utilisée. Cette huile seule n’a pas réellement de vertus et est très peu couteuse. Elle agit donc en base neutre et représente une matière première bon marché pour les producteurs de macérâts.

 

Les plantes baignant ainsi dans l’huile, il convient de les placer dans un endroit exposé au soleil. Les actifs de plantes mutent plus facilement et rapidement sous une chaleur légère et naturelle. Par contre l’huile est très sensible à la lumière (aux UV). L’idéal est d’entourer le bocal de papier kraft et de mettre le bocal devant une fenêtre par exemple pour lui faire profiter de la chaleur du soleil. Si toutefois on effectue un macérât en hiver ou dans un endroit peu propice au soleil, on peut laisser le pot dans le noir à température ambiante. Il faudra alors le secouer régulièrement et le laisser une à deux semaines de plus.

La macération dure entre 3 et 6 semaines. Passé ce délais, les plantes sont consciencieusement filtrées pour ne garder que l’huile qui peut alors être conditionnée et utilisée.

 

Comme j’aime la simplicité et la rapidité et que je n’aime pas le gâchis, je vous propose ici des recettes qui permettent de réutiliser vos épluchures.

 

 

1- Macérât de carotte

 

Après avoir consciencieusement lavé la racine de la carotte à la brosse, je récupère les épluchures et cuisine le reste. Je répète que dans l’idéal il vaut mieux laisser la plante sécher avant de la faire macérer, pour éviter tout contact eau/huile. Je n’ai pas eu cette patience, ça n’en ai pas moins un problème.

On met les épluchures dans un bocal et on recouvre complètement d’huile. J’ai choisi l’huile de sésame. Elle est un peu plus onéreuse mais possède de nombreuses vertus: riche en acides gras essentiels, elle régénère et assouplit peau. Elle est restructurante et très nourrissante. J’y ajoute quelques gouttes de vitamine E pour préserver mon huile plus longtemps (six mois environ).

Temps de macération (à froid dans le noir): 4 semaines

Usage: huile tonifiante et auto-bronzante qui prépare la peau au soleil (riche en vitamine A et beta-carotène). Elle peut être incorporée dans une BB crème ou crème de jour pour son effet bonne mine.

L’odeur est franchement pas terrible en revanche, mieux vaut l’utiliser en addition avec d’autres huiles ou dissimulée sous une fragrance.

 

2- Macérat de brocoli 

 

J’ai laissé trainer un brocoli dans mon frigo et n’avais pas d’idée de recettes au moment où son utilisation me semblait limite… J’ai donc sacrifié le brocoli entier pour le macérât mais on peut bien sur ne récupérer que le pied et les feuilles.

Encore une fois, l’idéal est de le laisser sécher. J’ai recouvert d’huile de sésame là encore, et ajouté quelques gouttes de vitamine E.

Temps de macération (à froid dans le noir): 3 semaines

Usage: c’est une excellente huile pour les cheveux, réputée sans frisottis. On peut l’intégrer à son shampooing ou s’en servir comme huile de soin ( avertissement: ça sent vraiment très fort le brocoli ! )

 

3- Macérât de bellis

 

Il s’agit là seulement d’un macérât de pâquerettes… Ces jolies fleurs ne vont pas tarder à pointer le bout de leur nez et certainement qu’elles s’inviteront sur la pelouse de votre jardin. Alors, avant de passer la tondeuse, faites une petite récolte de pâquerettes ! Rincez-les à l’eau claire puis laissez-les sécher quelques jours. Enfin, répétez le rituel: huile de sésame, vitamine E, papier kraft autour du bocal au soleil, ou à froid dans un placard pendant 4 semaines environ, filtrage… Vous obtiendrez une excellente huile anti-âge puisqu’elle redonnera de l’élasticité à la peau. Elle peut être intéressante également pendant la grossesse pour éviter les vergetures. Enfin, pour les casse-coup, elle aide à la micro-circulation et aidera les bleus à se résorber.

 

D’autres idées de macérâts huileux: macérât de menthe, de calendula, de thé vert, de rose, de basilic…

 

4- Macérat de pelures d’orange dans le vinaigre blanc pour nettoyer la cuisine et la salle de bain

 

Citrons, pamplemousses, clémentines, oranges… Nombreux sont les agrumes en ce moment.

Si vous ne faites rien des épluchures, faites les macérer plutôt que de les jeter !

 

Il suffit seulement de mettre les pelures d’agrume dans une bouteille et de recouvrir de vinaigre blanc. On laisse poser 3-4 semaines puis on filtre.

Cela donnera une odeur beaucoup plus agréable au vinaigre et renforcera son action anti-bactérienne.

Et si vous utilisez du citron, passez l’intérieur des pelures sur votre robinetterie avant de les faire macérer. Une technique simple qui permettra d’enlever tout le tartre et le calcaire sans frotter, sans éponge.

 

 

Alors, à vous de jouer ! Utilisez les trésors de votre jardin ou recyclez vos épluchures pour vous faire des remèdes simples, naturels, peu couteux et vraiment efficaces !

 

 

 

 

 

NB: pour une conservation optimale de vos huiles, choisissez des bouteilles en verre (ambré de préférence) et gardez-les à l'abris de la lumière et de la chaleur.

 

 

Camille

 

 

 

 

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