Je vote tous les jours !

 

En ces temps d’élections présidentielles, les uns s’agitent, les autres désespèrent et quelques rares jubilent… De quoi tous nous plonger dans les bains à remous du débat collectif divisant ou du brainstorming individuel.

Vous vous dites certainement qu’il n’y a pas de lien visible entre les élections et les articles de ce blog qui ont pour vocation de parler de produits naturels, de zéro déchet, de bien-être ou autres ouvertures… eh bien si, vous allez voir !

 

Ce qui ce passe présentement me pousse d’avantage à vous écrire et déployer de l’énergie dans les diverses activités reliées à Youman. La perspective de ce qui attend notre pays prochainement se dessine et il semble que ce n’est encore pas dans les cinq années à venir que le gouvernement va nous apporter de réels changements (positifs, constructifs, durables) en matière d’agriculture, de consommation, d’éducation, de bon sens ou de confort de vie pour nous permettre d’être une population en plein progrès, essor, recentrée vers l’essentiel… 

 

Ce constat décourageant d’un premier abord me pousse finalement à user dès maintenant et du mieux que je peux de mon pouvoir de vote… quotidien. Chaque jour, nous participons à la construction de la société et lui dessinons le visage qu’elle aura demain !

 

✽ Pourquoi se (ré)intéresser à la politique?

 

Ce domaine semble être passé maître dans l’art de générer des clivages et pourtant il semble important de ne pas le délaisser. Un nombre croissant de personnes se désintéresse de cette élite dont la plupart des membres n’évoque rien de très inspirant. Malgré tout, le déni de la politique donne aux politiciens la totale liberté d’agir et de perpétuer ces même actes (promesses non tenues, soutien de guerres, intérêts orientés…) qui ont provoqué le renoncement de certains. Cela donne la possibilité à n’importe qui d’accéder à des grandes fonctions. De plus, c’est se réduire soi-même à un grain de poussière sans importance. S’impliquer « réellement » dans la politique n’est pas donner crédit aux quelques choix plébiscités par les médias ou se rallier à l’opinion publique. Ce n’est pas forcément non plus devenir un militant véhément qui gaspille toutes ses forces à dénoncer ce qui ne va pas et à haïr ceux qui nous gouvernent  ou ceux dont les idées vont à l’encontre des leurs.

Et si on devenait plus subtils ? Plus analystes et plus efficaces ?

 

 ✽ Comment mes choix du quotidien impactent-ils le monde ?

 

Le vrai dirigeant de cette planète est l’argent. La bonne nouvelle est que nous avons tous un peu de ce dirigeant entre nos mains, nous avons donc tous le pouvoir de créer, ou de détruire.

A qui profite votre argent lorsque par exemple vous achetez des préparations laitières de chez Nestlé, lorsque vous payez un tee-shirt la Reine de Neige à vos enfants, ou lorsque vous allez voir un film de la grosse machine Hollywoodienne au cinéma? D’une vous délocalisez vos ressources, donc les richesses présentes en France, de deux vous contribuez à la diffusion et à la normalisation de produits qui nourrissent le vide culturel/intellectuel/émotionnel ou la destruction d’une forme de vie quelqu’elle soit.

 

Derrière chaque achat, se cachent un bénéficiaire et la valeur globale du geste.

Exemple. J’ai décidé pour ma part de fabriquer tous mes produits du quotidien, de la lessive au dentifrice, en passant par le fard à paupière ( « ah enfin, elle y vient »). La réduction de mes déchets et l’élimination des ingrédients toxiques sont les deux raisons principales qui ont motivé ce choix. Cette démarche s’étend également sur mes courses alimentaires mais prenons seulement l’exemple de la cosmétique.

Concrètement:

- Qui sont les bénéficiaires de mes achats?

Ce sont des familles françaises comme vous et moi, qui se sont lancées dans l’aventure périlleuse de l’agriculture biologique, ou bien qui ont à coeur de propager du matériel sans plastique, qui se recycle et ne présente pas de danger pour l’humain et la planète. 

- Quel est la valeur globale de ces achats?

En achetant leurs produits, je leur offre de subsister correctement à leurs besoins, de poursuivre l’activité de leur activité bienveillante, d’offrir à leurs enfants de quoi s’épanouir, s’enrichir, se  développer…

Qu’en serait-il si je continuais à donner à Gemey Maybeline ou Clinique? Peut-être leur aurais-je permis de payer une égérie plus célèbre, donc plus couteuse, quel est l’intérêt? Mon argent pourrait être utilisé pour fabriquer de nouveaux contenants qui épuisent les poches à pétrole pour ensuite venir polluer les océans? J’aurais peut-être financé des tests immondes sur des animaux innocents qui passent leur « vie » dans des cages à subir des atrocités morales et physiques? Non, merci ! Ceci n’est pas la politique que je souhaite mener et cautionner à titre personnel ! Et je n’évoque même pas l’incidence sur ma propre santé, la nature et mon budget. 

 

Cette réflexion s’applique ainsi sur chacun des choix du quotidien. C’est de cette façon  que la consommation devient plus puissante que le bulletin de vote. C’est ainsi que la politique nous appartient un  peu aussi. En décidant de qui on soutient, on peint les projets de demain. Quoiqu’il en soit l’offre répondra toujours aux exigences de la demande, soyons donc bien conscients de ce que nous demandons.

 

✽ Par quoi commencer ?

 

Il est évident que lorsque l’on commence à s’interroger sur le combo bénéficiaire/valeur globale de nos actions monétaires, nombreux choix se révèlent peu éthiques, écologiques ou censés. Nos modes de vie actuels sont tellement conditionnés à consommer au delà de la raison que certaines pratiques insensées sont devenues des habitudes. Cela peut donc parfois être décourageant de commencer, car on désapprend grand nombre de choses que l’on avait appris, on se retrouve à tout remettre en question, on se sent en marge, et enfin on a peut-être l’impression de sacrifier une partie du plaisir que l’on cultive à tout prix depuis notre naissance.

 

Voici quelques idées pour commencer à voter au quotidien, appliquer votre politique personnelle:

 

1- Savoir où se trouvent mes limites: ce que je peux encore accepter, ce que je ne veux vraiment plus accepter.

pesticides, souffrance animale, délocalisation, gâchis alimentaire, amoncellement des emballages, abrutissement culturel, fermeture de la conscience… qu’est-ce que vous aimeriez voir le plus disparaître, qu’êtes vous prêt à éliminer totalement de votre quotidien ? Enlevez de votre vie ce qui ne correspond pas à votre programme.

2- S’investir dans ce que l’on soutient, pas dans le reste.

A l’inverse, déployez votre énergie en la faveur d’une noble cause, de ce qui vous semble vraiment important et prioritaire. Sachant qu’on ne peut être sur tous les fronts, mieux vaut se lancer correctement dans un seul grand combat que partiellement dans dix petits. Puis, lorsque les automatismes sont là, on peut élargir le champs de ses actions.

 

3- Eduquer la nouvelle génération.

Parfois en tant qu’adulte on se dit que pour nous c’est fichu ou trop tard, qu’il nous manque du temps, de l’énergie, que l’on est ancrés dans des schémas qui deviennent trop difficiles à désintégrer. Portez votre espoir sur les plus jeunes qui ont tout à apprendre et dont la sensibilité est encore à fleur de peau. Nourrissez-les de savoirs essentiels, et gardez en tête qu’ils sont les futurs élus et électeurs de demain.

 

4- Se libérer des croyances limitantes ancrées

« pour agir, il faut de l’argent », « ça sert à rien, je n’ai aucun impact », « c’est comme ça que ça fonctionne c’est tout », « on s’en fiche », « je suis capable de rien, je ne sais pas quoi faire, je n’aime rien » , « j’ai un travail, moi, une maison à entretenir, des enfants qu’est-ce que tu veux que je fasse? » « c’est trop difficile, trop contraignant » etc, etc… STOP. Tout ceci sont des excuses fabriquées par un ego qui a besoin d’être rassuré.

 

5- Voir son travail comme une extension des choix quotidiens

Appliquer sa politique personnelle au travail est souvent le challenge le plus difficile à relever. Cependant, le travail à l’image du reste, est un choix comme un autre, qui relève de notre responsabilité et qu’on ne devrait pas subir. On l’assume (ce qui peut impliquer beaucoup d’efforts!) ou on en change. Certains milieux professionnels ont vraiment besoin d’idées novatrices, de bouquets de bienveillance, d’une conscience toute neuve… Rester soi-même même au travail me parait important… Sans oublier que chacun a ses propres idées, opinions, croyances limitantes et que celles-ci sont toutes à respecter si on ne veut pas se diviser… La vigilance est donc de mise car l’adage diviser pour mieux régner est encore d’actualité !

 

Alors... à vos votes !

 

Camille

 

Merci à Mllepix Photography qui a une nouvelle fois imagé cet article avec ses beaux clichés.

 

Rappel de qui possède quoi, pour le clin d'oeil aux élections:

 

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